13/01/2016

Mon palmarès ciné 2015 à MOUA

Ouais, parce que voilà, très égoïstement, je fais le mien qu'il est de moi avec mes goûts de chiotte en matière de spectacle :P.

Disons qu'au prix de la place et de mes difficultés à fréquenter les salles obscures (et sombres), j'ai une nette préférences pour les films à grand spectacle que pour les films indé à message, ou l'humour potache et lourdingue français (quand ce ne sont pas les productions déprimantes à souhait sur la vie, la vraie. Bord'aile, je suis prof dans un "quartier", alors la vraie vie des films, on en reparlera!).
Ajoutons qu'étant en province, les petites salles indé comme au Quartier Lapin sont rares et je ne parle même pas de l'impossibilité de voir un film en VO! Bon par chance, j'ai accès au replay de Carnaval Pluche, je peux des fois rattraper mon retard. Brefle, cette année passée je compte sur les doigts d'une main les films que j'ai pus voir au ciné et ils n'avaient rien d'intellectuel, ce dont je me moque éperdument! (Je viens de finir les Hauts de Hurlevent, le prochain qui me traite de pseudo intello, je lui broie les cacahuètes avec un casse noix).

Brefle, cette petite entrée en matière faite, passons aux choses sérieuses, MON palmarès. Roulements de tambour.

1. Mad Max : Fury Road.
On ne présente plus Max, cet anti-héros qu'ils sont nombreux dans sa tête, qui évolue dans un mode post apocalyptique, dominé par les mâles le plus souvent déformés par les radiations, et où les ressources les plus précieuses sont l'eau, les munitions et le pétrole! Une fois de plus Max traverse la vie d'autres personnes, et participe malgré lui à un changement radical dans une communauté où les femmes sont aux mieux des poules pondeuses.

Le plus : les décors naturels, la B.O, Furiosa et les Brides, des femmes fortes, Tom Hardy en chiot perdu.
Le moins : l'histoire d'un aller retour, certes.
J'ai été scotchée à ma chaise du début à la fin à labourer le bras de Chéwi dans le fauteuil à côté, c'est un signe! C'est mon chouchou de 2015!

2. Star Wars VII : le Réveil de la Force.
Le petit dernier de la saga SW, après son rachat par Disney et la reprise en main par J.J Abrahams. 34 ans après la bataille de Yavin, le Premier Ordre, groupuscule fidèle aux idées de l'Empire défunt, menace la Nouvelle République. Cette dernière préfère ignorer la menace (on ne sait jamais, elle va peut-être disparaître!) et tolère que la Résistance, menée par le général Leia Organa, tente de mettre des bâtons dans les roues au Premier Ordre. Au milieu de tout ça un Stormtrooper repenti, une jeune orpheline et un pilote d'exception vont se rencontrer.

Le plus : Star Wars bord'aile! Les images, la nouvelle génération, Finn, adorable, Rey, badass, Phasmaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!
Le moins : Le scénar', j'avoue, les éléments qui ne sont pas expliqués pour l'instant (vive les moments WTF, mais heu comment?), la tête de Kylo Ren la première fois que je l'ai vu (après, j'ai changé d'avis, mais la première fois, moment WTF!).
Des images splendides, du rythme, des personnages attachants, si on met de côté les parts d'ombre du scénar et le petit côté de déjà vu, enfin un bon SW après le magnifique raté des épisodes I, II et III (je suis sûre que si Lucas râle c'est parce qu'il est jaloux du succès du VII).

3. Crimson Peak.
Au tournant des XIXème et XXème siècles, Edith, la fille d'un magnat américain, jeune écrivain qui tente de faire publier autre chose que les bluettes qu'on lui impose, rencontre Sir Thomas Sharpe, noble anglais dans la dèche et heureux propriétaire d'une mine d'argile rouge. Edith, qui peut voir les fantômes, se retrouve piégée dans la demeure familiale des Sharpe, entre sa belle sœur bien étrange et son mari.

Le plus : Guillermo Del Toro, un film gothique, un vrai, les fesses de Tom Hiddleston, Mia Wasikowska époustouflante, des costumes à tomber, Jessica Chastaing en psycho à pattes.
Le moins : Les fantômes. A l'ère de la CGI au poil de cul de girafe près, pourquoi ils ont l'air en plastique? Oo
Alors là, ma grosse claque. La bande annonce du film ne montre absolument pas ce qu'il est en vrai. C'est du gothique, du vrai, et, comme avec le Labyrinthe de Pan, on en ressort en se demandant ce qu'on vient de voir. Guillermo, je t'aime!

4. The Imitation Game.
L'histoire d'Alan Turing, celui qui inventa l'ordinateur qui perça le code d'Enigma, et permit en partie de gagner la guerre contre l'Allemagne. Un héros bien mal récompensé, puisqu'il paya très cher le fait de préférer les hommes dans une Angleterre pudibonde.

Le plus : une histoire vraie bien romancée, des acteurs géniaux, Cumberbatch en tête.
Le moins : la fin. Quand je vous ai dit qu'aller voir la vraie vie au ciné ça me gonfle. J'aime pas l'ingratitude!

5. Antman.
Le nouveau héros Marvel, un repris de justice qui rêve de pouvoir revoir sa fille, et qui se retrouve à devenir le plus petit super héros du monde.

Le plus : le personnage principal, anti-héros à souhait, largué et réticent, les fourmis, l'humour.
Le moins : J'ai raté la meilleure scène parce que j'ai voulu aller aux toilettes et que je me suis paumée dans le ciné ><.

6. The Avengers : l'Ere d'Ultron.
Après la bataille de New York et le fiasco de l'infiltration du SHIELD par Hydra, les Avengers continuent de tenter de démanteler l'organisation poulpesque. Hélas, dans une volonté de préserver la Terre, Stark fait une grosse bêtise...

Le plus : L'humour, l'action, Thor.
Le moins : Des fois, on se demande où Whedon veut en venir, les scènes manquantes, Quicksilver (enfin pas le perso en lui-même).

7. Into the Woods.
Il y a longtemps, dans un royaume lointain, à la lisière d'une forêt, un boulanger et sa femme rêvent d'avoir un enfant, un petit garçon doit aller vendre son meilleur ami, une vache, une jeune femme veut aller au bal et une petite fille habillée de rouge va voir sa Mère-Grand. Une malédiction qui frappe la famille du boulanger l'oblige à devoir rendre un service à une sorcière pour espérer enfin avoir l'enfant qu'il souhaite.

Le plus : l'histoire, qui rappelle les contes de Grimm, avec le côté sombre traditionnel, les acteurs, géniaux.
Le moins : Le loup le plus ridicule de l'histoire des loups, les chansons. Bord'aile pourquoi une comédie musicale?!!
Il faut faire attention à ce que l'on souhaite, c'est la morale de ce film où tout est bien qui finit bien avant de partir en vrille.

8. The Voices.
Venez rencontrer Jerry, schizophrène exquis qui travaille dans une usine de sanitaires, vit avec son chat M.Moustache et son chien Bosco, et tombe amoureux de sa collègue de travail Fiona. Tout irait bien dans ce monde merveilleux et coloré si Jerry prenait VRAIMENT ses médicaments...

Le plus : L'esthétique du film, on comprend immédiatement quand on est dans la tête de Jerry et quand on est dans la réalité, Ryan Reynolds, ultime, le générique de fin.
Le moins : J'ai beau chercher...
Allez zou, une petite virée loufoque et grinçante dans la vie d'un schizophrène à qui son chien et son chat parlent. C'est noir, c'est affreux, c'est drôle, c'est ultime. Je sais, j'ai des goûts horribles.

9. Les Chevaliers du Zodiaque : la Légende.
Une réécriture de la saga du Sanctuaire de Kurumada, modernisée, et en numérique, par l'équipe qui avait réalisé Final Fantasy.

Le plus : Saori n'est enfin plus une cruche, youpi! Les designs sympa, la personnalité de Seiya et de ses amis.
Le moins : Bord'aile, Masque de Mort... mince quoi, c'te lose!! Trop d'humour potache, tue l'humour les enfants.
OSEF c'était mon moment fan girl geek régressif, je me suis bien marrée, voilà! Limite j'aurais aimé que la série originale soit comme ça!

10. Jupiter Ascending.
Jupiter Jones est la fille d'un scientifique américain, hélas décédé, et d'une étudiante russe qui a immigré aux Etats-Unis après la mort de son mari. Coincée dans une famille nombreuse et pas toujours honnête, Jupiter aide sa mère et sa tante dans l'entretient des villas huppées de LA et rêve de s'acheter une lunette astronomique, en mémoire de son père. Jusqu'au jour où Cain, un chasseur de prime extra terrestre, débarque dans sa vie et lui apprend qu'elle est la réincarnation génétique de la femme la plus puissante (financièrement parlant) de l'Univers.

Le plus : Channing Tatum torse poil gratuitement durant un tiers du film alors que l’héroïne ne montre même pas un bout de fesse, Sean Bean ne meurt pas, les coups de griffes à la société de consommation et à l'administration.
Le moins : des méchants falots... dommage.
Derrière un film d'aventure à ado avec une romance pour midinette, il y a un film qui nous explique que l'homme n'est qu'une ressource à récolter pour des super trusts interstellaires, on a une héroïne larguée, maladroite, et une fin originale. Ça se laisse regarder!

Pour conclure, j'ajouterai que l'ordre de présentation n'a aucune valeur, c'est plus l'ordre dans lequel les titres me sont revenus en fait!

12/09/2015

L'Empire Brisé - Le Prince Ecorché

Le jeune Jorg, 14 ans et demi, est le chef incontesté et cruel d'une bande de mercenaires, ses "Frères", avec qui il écume les villages et campagnes de l'Empire des Cent en pleine guerre. Ce charmant adolescent sans scrupule pille, viole, tue, massacre et brûle tout ce qui se met sur sa route, surtout si lui et ses frères peuvent en tirer un butin substantiel.

Il aime la mort, il aime le sang, et semble obsédé par l'idée de se venger du comte Renar. Il faut dire qu'avant d'être un bandit de grand chemin, Jorg était un prince, le prince d'Ancrath, et qu'à 9 ans, il a vu les hommes de Renar massacrer sa mère et son petit frère alors qu'il était piégé dans un buisson de ronce-épines.

Il a juré qu'à 15 ans, il serait roi, alors, lorsque le hasard le ramène vers le château familial, et même s'il a laissé de côté sa vengeance ces 4 dernières années, il décide de se remettre en chasse, aidé du Nubain et de Sieur Makin.




Une histoire de med fan classique, dans un Empire en guerre, de la magie noire, un prince en quête de vengeance, des monstres étranges... ou pas. Déjà, Jorg, le héros est particulier. Durant la majorité du roman, il semble sans aucun scrupule et comme mue par une force extérieur qui le pousse à semer mort et destruction partout où il passe. Tout ce qui peut représenter une faiblesse à ses yeux doit disparaître, tout ce qui conteste son autorité aussi. Il est froid, calculateur, manipulateur, salement traumatisé, bref, c'est un psychopathe. Le récit étant à la première personne, le lecteur est ainsi aux premières loges dans la tête de ce héros sombre et dérangeant. Pour lui ceux qui l'entourent ne sont que des pions dans une sorte de gigantesque jeu d'échecs qui se jouerait à l'échelle de son monde. C'est gore et immoral, tout un programme!

L'autre élément, c'est qu'en fait ce récit n'est pas du tout med fan, mais post apo. Hé oui. Et c'est ce qui fait que j'ai accroché très vite à l'histoire (outre une façon d'écrire que j'ai beaucoup apprécié, même si le découpage des chapitres peut dérouter, oscillant entre le moment "présent" et le passé de Jorg). Petit à petit des éléments clochent dans le décor, à commencer par la carte qui indique des endroits étranges comme la Normardy, Lion, la Seyne, Roma, Barlona... On nous parle aussi sans cesse des Bâtisseurs, ce mystérieux peuple disparu après le jour des Mille Soleils et qui a laissé derrière lui des constructions fantastiques : une route aux pavés tellement bien jointoyés qu'elle en est lisse, des murs où ont été incluses par enchantement des barre de métal et tellement résistants, des tunnels étranges qui courent sous terre avec des restes de deux lignes parallèles inexplicables. Jorg garde précieusement sur lui un livre de Plutarque et passe son temps à jurer par Jésu.

La carte du monde de l'Empire Brisé


On comprend assez vite que le jour des Mille Soleils n'est rien d'autre qu'une apocalypse nucléaire, et que les vestiges des bâtisseurs sont les vestiges de notre monde. Après des siècles, la civilisation est de nouveau au Moyen-Âge.

Le concept peut dérouter (surtout si on est un peu dindon et qu'on ne prend pas soin de faire gaffe aux détails. Ha lire que l'auteur ne s'est pas foulé pour trouver les noms de ses lieux, priceless!!!) mais c'est ce qui fait que je n'ai pas pu lâcher le bouquin une fois que je l'ai commencé. Ce n'est peut-être pas le best-seller du siècle, mais bord'aile, il arrive à tenir son lecteur!

Mon seul bémol? J'ai fait la bêtise de laisser le tome 2 sur mon lieu de vacances... va me falloir attendre deux mois pour lire la suite!

L'Empire brisé - T1 : Le Prince écorché de Mark Lawrence, aux éditions Bragelonne.

24/08/2014

Les Mémoires de Zeus

Qui de mieux placé que le roi des Dieux lui-même pour nous raconter les débuts du monde et ses premiers âges? C'est l'angle qu'a choisi Maurice Druon (les Rois Maudits) pour écrire, en 1956, ces Mémoires de Zeus.

2000 ans après avoir choisi de se retirer du monde des Hommes, Zeus se réveille et nous raconte son enfance et son règne. Il prend même soin de nous expliquer ce qui a conduit son père, Cronos, à détrôner son père, Ouranos le créateur, et à dévorer ses propres enfants. Les légendes et les mythes que nous connaissons tous nous sont contés et expliqués par celui qui les a vécu au premier chef. De ses amours avec les déesses et les mortelles, de ses multiples enfants, dieux et héros, de ses doutes et de ses colères, Zeus ne nous cache rien. Surtout, il nous explique pourquoi l'Homme a été créé, ce qu'il a oublié par rapport à la première génération, celle d'Ouranos, les Atlantes, et quel est son destin. Il remet de l'ordre aussi dans les différentes versions des légendes qui se sont transmises de génération en génération. Non Athéna n'est pas sortie du crâne de Zeus, mais elle a été conçue selon une pensée précise, et les accès de colère d'Héraclès s'expliquent par la terreur qu'il a des serpents depuis sa tendre enfance.

On sent derrière le texte de Druon une volonté de réflexion sur le monde d'après la Seconde Guerre Mondiale. L'Homme semble avoir retrouvé des connaissances de l'Atlantide, mais ce chef d'oeuvre inachevé et chéri d'Ouranos est hélas marqué par ce terrible défaut qui semble passer de génération en génération depuis Prométhée : la soif de pouvoir et de domination.

C'est un très beau texte, à la langue travaillée, et qui permet de redécouvrir les mythes antiques et leur sens. On y apprend aussi le pouvoir des mots et des intentions à travers les expériences du roi des dieux. Bragelone, dans le cadre de ses éditions limitées annuelles, 10 romans à 10 euros, a réédité ce roman (en fait en deux parties), aujourd'hui introuvable. Il sera édité en septembre au éditions Milady (poche).

Les Mémoires de Zeus, de Maurice Druon, aux éditions Bragelone, 10 euros.


20/08/2014

On redémarre

Un peu de pastel pour relancer le blog. Des pois de senteur tout frais cueillis.